postheadericon Cloud-Computing Buzz ou réalité ?

Devant le Buzz autour du Cloud Computing et les questions émergentes de certains partenaires autour de ce sujet, j’ai décidé de parfaire ma culture en assistant à une conférence de L’Afdel le 15 avril 2010. Très intéressante avec des intervenants professionnels comme SideTrade, Cegid, Dassault, je tente de vous restituer ce que j’en ai compris. Ne dit on pas : La culture ne vaut que si elle est partagée ?

Qu’est ce que le Cloud Computing ?

La définition communément admise pour le cloud computing est: Concept désignant des pratiques et services reposant sur l’utilisation d’internet et sur la mise en commun de ressources numériques et matérielles, qui se caractérisent par une flexibilité immédiate, une possibilité de paiement à la demande et une virtualisation des systèmes.

Le cloud computing se décompose autour de 3 types de services:

  • SaaS: Software as a Service: Application informatique mise à disposition via une infrastructure cloud;
  • PaaS: Platform as a Service: Environnement de développement et d’exécution via une infrastructure cloud. Les développeurs n’ont pas a se préoccuper du réseau, des serveurs, des bases de données, du matériel;
  • IaaS: Infrastructure as a service: Possibilité pour un utilisateur de bénéficier à la demande d’une infrastructure matérielle lui fournissant une capacité de traitement sans avoir à le gérer.

Je vous passe la notion d’usage qui différencie le cloud public, du privé, du communautaire et de l’hybride.

Pourquoi ce Buzz ?

La métaphore couramment employée est que l’informatique de demain sera consommée de la même manière que l’électricité, le gaz ou l’eau. La puissance matérielle, les services logiciels seront dans la nébuleuse internet et consommés en fonction des besoins. Le mail est un service précurseur, les réseaux sociaux, l’ASP, le SaaS, la virtualisation en sont la continuité.

Les analystes estiment qu’il s’agit là de la troisième révolution informatique après l’apparition des PC et d’internet. Cette vision leur semble réaliste car contrairement à d’autres buzz, il y aurait un point de convergence entre le niveau technologique actuel, la culture des consommateurs déjà faite autour des telco, du multimedia, du ecommerce, des reseaux sociaux et la crise qui impose un nouveau business model (sans parler du green IT). Cette révolution a déjà commencé (en 2007) et mettra 10 à 20 ans pour s’imposer.

Les promesses du cloud

  1. Disposer de ressources de traitement en quantité infinie sur demande;
  2. Suppression de l’investissement initial permettant aux entreprises de démarrer petit et d’augmenter leur consommation aux ressources matérielles en fonction des besoins;
  3. Possibilité de payer pour l’utilisation de ressources sur une période donnée;
  4. Mobilité et interopérabilité : vos données sont accessibles de partout;
  5. Concentration sur son métier et non plus sur de l’infrastructure.

Les forces en présence

  • IaaS: Amazon Web services, Windows Azure, GoGrid, RightScale, Apple;
  • PaaS: force.com (techno de salesforce), Google, Windows Azure, SaaSGrid, caspio, Appia, Apple;
  • SaaS: Microsoft Onlive Services, Salesforce.com, Google, Oracle, facebook, LotusLive, NetSuite, Apple;

Les métiers les plus adressés dans le SaaS: CRM (leader Saleforce, oracle et rigthNow) ERP (SAP, netsuite et cegid), SCM (ste Descartes, Ariba, ketera), CCC (webex, cisco, ibm lotus notes), DCC (youtube, adobe).

Les Impacts pour les éditeurs de logiciel

Adhérer au cloud nécessite les investissements suivants:

  • Transformer les logiciels pour fonctionner dans le cloud;
  • Proposer la valeur des produits à travers l’utilisation de services;
  • Définir un pricing sur un mode de consommation ou de location;
  • Définir un partenariat fort avec différents acteurs nécessaires à l’hébergement, aux produits tiers etc. Un éditeur seul ne peut pas se lancer dans tous ces chantiers très différents.

Conseils aux éditeurs

Lancez vous d’abord dans le SaaS pour vous permettre de structurer vos logiciels, pour répondre à des problématiques d’exposition de votre valeur en service et ainsi déterminer un pricing adapté.

Choisissez un cloud privé afin d’éviter les problématiques liées à la sécurité très consommatrices d’expertise et de temps.

Investir fortement dans les problématiques juridiques pour répondre aux questions :

  • Comment s’engager contractuellement auprès d’un client alors que l’on ne maitrise pas toute la chaine d’exploitation ?
  • Que se passe-t-il si la sécurité n’est pas suffisante ?
  • Comment mesurer l’utilisation et donc la facturation etc.
  • Comment partager la valeur des services autour des différents partenaires nécessaires à son exécution ?
  • Passer par des partenaires métier pour vendre les produits et services. Ne pas croire en un mode direct via internet.

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